Nicole Petit

Pensionnée depuis peu, j’ai travaillé dans le secteur bancaire pendant presque 40 ans. J’ai eu l’occasion d’y exercer les activités les plus diverses. A tous les postes, la relation humaine, l’écoute, l’échange, l’étude de dossiers de tous ordres et la recherche de solutions ainsi que la transmission des connaissances ont fait partie de mon quotidien.

J’aime le travail bien fait, celui qui repose sur l’objectivité et la rigueur mais j’aime la fantaisie autant que le sérieux et j’aime l’absurde autant que la logique. Toutefois, tant dans le cadre privé que professionnel ou public, des solutions qui mènent à l’absurde ne sont pas le reflet d’un travail bien fait.

Curieuse de tout, j’aime encore toujours apprendre et un retour aux travaux pratiques n’est pas pour me déplaire. J’aime la lecture, la musique, écrire. J’aime les travaux manuels, le bricolage, les langues, le jardinage. Côtoyer la nature a développé mon souci de préserver la biodiversité – particulièrement celle aux portes de nos jardins. Je suis née à une époque où chacun avait l’habitude de tirer parti de ce qu’il avait. Le système D faisait partie du quotidien – on y revient, en prenant appui sur les progrès.

Pourquoi cet intérêt aussi tardif pour la chose publique ? Probablement parce que la pension dégage enfin du temps libre. Mais aussi parce que depuis quelque temps, je prends conscience d’un écart grandissant entre notre système politique et l’application qui en est faite. Ainsi, après les élections – parfois même avant - les alliances prennent le dessus sur les suffrages exprimés. Au quotidien, le citoyen ne se reconnait pas dans les institutions en place. Il se sent impuissant à se faire entendre et bien seul dans son coin.

Cependant, l’expression de ces sentiments est progressivement devenue assez forte pour avoir dû être prise en compte par tous les candidats à un tel point que toutes les déclarations font état de ces besoins exprimés : participation et transparence. Mais qu’en restera-t-il au quotidien après les élections ? J’aime donc qu’ensemble, les candidats du mouvement LOCaLe aient inscrit la participation citoyenne comme point essentiel de leur programme dans le respect des institutions démocratiques en place : instaurer la participation citoyenne rendra le reste tellement plus facile.

Persévérer, ne jamais renoncer et pouvoir dire longtemps encore « Je n’ai pas fait ce que j’aime mais j’aime ce que j’ai fait* ». Pour autant, j’espère pouvoir me dégager un peu de temps libre – tout de même, je suis pensionnée.

* Ce n’est pas de moi mais d’une inconnue bien avisée.

Nicole Petit